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Face à la violence

Face à la violence, Sophrologie et C.N.V ont des propositions concrètes.

 

L’actualité est marqué par de nombreuses poussées de violence. Nous avons pourtant des remèdes à la violence? peut être faudra-t-il un apprentissage? 

 

Sachez que la violence est l’expression d’une insatisfaction profonde. Ayons, comme nous l’enseigne Rosenberg, de l’empathie pour les hooligans de tout poil. Ce sont  des personnes désespérées.

 

La rage soulage de la dépression, de la tristesse, du désespoir, de la peur, de la culpabilité et de l’impuissance… Oui, tout cela. 

La rage est une émotion de la petite enfance issue de cette toute puissance de bébé qui a besoin de satisfaire sa faim et qui pour cela, parfois, doit hurler. Son besoin est comblé. 

Avec le temps, le bébé humain grandit. Il apprend, normalement, à exprimer ses émotions et ses besoins. Une relation d’amour se tisse. La « nostrité » se crée (voire article sur Binswanger). Et cette matrice fondamentale accompagne l’enfant. L’enfant a de l’estime pour lui même. Il sait exprimer une demande claire. Les autres ne sont pas des objets mais de réelles personnes. Il sait très bien à qui demander. 

 

Tandis que la rage et la violence, qui peuvent s’exprimer par un passage à l’acte, est le résultat de notre langage de soumission.

 

Ce langage de la soumission se base sur des rapports de pouvoir, sur la culpabilité ou la peur, au détriment d’une communication authentique et empathique. 

 

La rage est une issue de cette impossibilité d’exprimer une demande claire car notre langage interne mêle émotions et interprétations. Toute notre éducation est faite ainsi. Nous avons perdu l’expression de nos sentiments (émotions). Nous disons volontiers « Je me sens trahi » au lieu « je suis triste parce-que… » en mettant des faits. 

Un sentiment se crée par notre mental. Une émotion désagréable entraine souvent un stress. Normalement le stress s’évanouie lorsque la cause est disparue, mais notre mental a un mode de fonctionnement issu de notre société. Ce mental est conditionné par ce que l’on nous dit depuis toujours. Ce mental que nous valorisons dans l’analyse voire dans l’interprétation (qui peuvent être juste, par ailleurs) prend le dessus, nous surfons sur notre émotion désagréable. Nous la nourrissons de notre ego -nos peurs, nos culpabilités, nos frustrations, nos déceptions, nos conditionnements- elle se cristallise… rentre dans notre peau et si nous n’avons pas appris à exprimer nos besoins, la violence agit. 

 

Notre mental met en route sa batterie de combat. Nous avons alors d’extraordinaires mécanismes de défense pour ne pas tomber dans la folie. Notre violence va s’exprimer. Peut-être contre soi même, peut-être contre les autres. Il faut frapper, lutter, être dans l’agressivité, la compétition…

Le phénomène (c’est à dire l’évènement déclencheur) importe peu. Nous sommes tous différents. Nous réagissons différemment. Certains sont plus sensibles que d’autres.

 

La vaisselle est mal rangée, il demande à la personne de quitter son foyer.

 

Une vaisselle mal rangée peut mettre en rage un individu. Cet individu a perdu le sens des réalités et de ses propres besoins. Surtout il n’a pas appris à faire une demande concrète. « Pourrais-tu, s’il te plait, ranger la vaisselle comme j’ai l’habitude, j’ai besoin de mon ordre pour m’y retrouver… si tu veux, je te montre. ». 

Là, la coupe est pleine, son exaspération est au comble. Cet individu est hors de lui. Il ne se contrôle plus. Sa rage est celle de bébé confronté à la pluie, au froid…qui va hurler pour être satisfait. Cette rage est sans déclenchée par une succession de frustrations pas exprimées, lovées, peut être, dans des ruminations. Celles-ci débordent. Ça explose! Paroles violentes, cassures de la communication, voire gestes violent. « Sors de ma vie… » dira-t-il?

 

Comment sortir de l’engrenage?

- Être en capacité de faire le vide en soi;

  • Apprendre une nouvelle manière d’observer le réel;
  • Ne pas chercher à l’interpréter;
  • Se recentrer sur sur ses sensations et ses émotions;
  • Apprendre à les laisser passer si elles sont désagréables;
  • Développer son empathie pour soi et pour les autres;
  • Peu à peu re-développer de l’estime pour soi même. Lorsque l’on méprise l’autre, c’est souvent un manque d’estime de soi même;
  • Accepter sa responsabilité face à ses émotions;
  • Accepter sa liberté d’agir, de penser, de s’exprimer en conscience et de développer ou non telle ou telle pensée qui peut être polluante;
  • Accepter sa liberté d’exprimer ses besoins…

 

Ayons du coeur…

Il n’y a pas de bons ou de mauvais besoins (de bonnes ou de mauvaises valeurs…). 

Faire le vide en soi… par la pratique de la méditation, par exemple, en nous asseyant et nous concentrant sur notre respiration…

 

Apprendre à observer les faits, les objets, les autres, développe notre concentration et aussi notre lâcher-prise. Lorsque nous sommes concentrer sur les faits nous ne sommes pas dans nos ruminations ni nos interprétations. Si celles-ci passent dans notre conscience nous savons les nommer « interprétations ». 

 

Un entrainement quotidien est possible en sophrologie par exemple mais aussi en pratiquant des petits exercices de C.N.V. (Communication Non Violente).

 

Tenter de définir nos émotions est la deuxième étapes. Rosemberg nous parle de sentiment réel, c’est à dire sans interprétations. Caycédo, lui, nous parle de réalité objective. Prenons un moment pour observer ce qui se passe en nous. nous pouvons fermer les yeux, si nécessaire, et observons nos émotions. Rien n’est plus simple. Encore faut-il prendre le temps de le faire. Nous pouvons nous cacher dans les toilettes si nous sommes au travail. 

 

Prendre un moment pour exprimer ses émotions : la météo intérieure.

 

Dans certaines entreprises, chaque matinée commence par ce rituel… ainsi, l’on sait que Pierre a mal dormi et qu’il peut être irritable, que Rose est pleine forme et d’humeur joyeuse… pourquoi ne pas généraliser ces pratiques?

La pratique de la sophrologie nous recentre sur nous même et éloigne peu à peu nos jugements. La pratique de groupe est d’ailleurs extrêmement riche pour cela. Nous comprenons que nos cerveaux sont tous uniques.

 

En ce qui concerne nos émotions, la sophrologie a de nombreuses techniques pour les explorer, prendre de la distance ou les cultiver. Car une émotion agréable est un fabuleux levier. Nous pouvons les accueillir. Nos émotions ont une incidence sur notre santé. Accueillons ces phénomènes qui sont la vie.

 

Évidemment, si nous ne pouvons pas prendre le temps de laisser vivre notre émotion désagréable, nous pouvons avec quelques respirations ou un geste signal les abaisser, mais sachez que toute émotions réprimées revient toujours car elle a quelque chose à nous dire… ne faisons pas la sourde oreille! Ces émotions ne viennent pas du cosmos. C’est notre corps qui nous parle. Écoutons le.

 

En s’observant et en observant les autres, nous développons notre empathie. Même nos accès de violence deviennent intéressant. Il nous disent quelque chose. Ayons de l’empathie pour nous même. La culpabilité ne sert à rien. Acceptons.

Cette acceptation de nos « défauts » les corrigera. Rien ne sert de lutter. Céder, c’est parfois s’aider…peu à peu nous aurons d’avantage d’estime pour nous même. 

 

Cultivons l’auto-humour.

 

Rions, s’il le faut de nos « mauvais » penchant, pratiquons l’auto-humour voir le yoga du rire… des endorphines se libérerons. Nous deviendrons plus calmes. Cette auto-empathie provoquera chez l’autre les même émotions. N’oublions pas que nous avons des neurones miroirs et que ceux-ci sont extrêmement sensibles. Un homme ou une femme calme, détendue, qui rit, entraîne toujours les autres… Tandis que la violence ne fait que nous enfermer. Nous acceptant, les autres nous acceptent et peuvent entendre nos besoins et nos demandes. Nous comprenons les leurs. La communication devient plus authentique dans le respect de chacun. Nous sommes, alors plus libre et comment dire…en paix avec nous même et les autres.

 

E. Crouail, 

sophrologue & consultant.



 

 

 

La reconversion : petit à petit l’oiseau fait son nid

 

 

Programme de formation

 

Une reconversion professionnelle implique aussi des remaniements sur le plan personnel. Cette formation vous propose d’expérimenter un parcours psycho-corporel. Il est question d’identifier ses fragilités, ses besoins, ses ressources et ses désirs afin de s’en saisir et mieux vivre ce passage. 

 

Mots clés : transition, savoir-être, attitudes, posture, ressources, langage, système

  • Durée

Une journée

  • Public visé 

Toute personne en reconversion  

  • Prérequis

Avoir un projet

  • Intervenants

Co-animation par Karima Derkaoui, psychologue clinicienne et Emmanuel Crouail, sophrologue, tous deux formateurs en conduite du changement.

  • Objectifs  
  • Acquérir des outils de médiation psycho-corporelle
  • Développer sa capacité au changement 
  • Prendre conscience de son corps comme partenaire

 

  • Compétences visées
  • Etre en capacité de soutenir son projet
  • Etre en capacité d’entretenir sa motivation

 

  • Contenu  
  • Photo-langage : déconstruire ses représentations, construire sa présentation
  • Théâtre d’improvisation : enjeux des comportements et interactions
  • Inventaire des valeurs personnelles : prendre conscience de ses besoins 
  • Initiation à la Communication Non Violente (CNV) comme outil d’expression de ses besoins
  • Expérimenter l’ancrage par la médiation corporelle : se mettre à l’écoute du langage du corps
  • Sieste flash : découvrir ses capacités de détente
  • Ballade sensorielle : influence de l’état psycho-corporel sur sa vision du monde
  • Mise en situation : présenter un projet, observer et écouter ses ressentis

 

  • Moyens pédagogiques techniques
  • Photo-langage 
  • Relaxation dynamique
  • Exercices ludiques
  • Jeux de rôles
  • Travail en sous-groupes
  • Échanges et réflexion 

 

  • Évaluation
  • Questionnaire individuel à l’issue de la session (à chaud) et à distance (à froid)

 

  • Attestation

Une attestation de suivi de formation sera remise au stagiaire à l’issue de la formation.

KARIMA DERKAOUI FORMATION

14, rue Saint Léonard

 

44 000 Nantes

 

 

Déclaration d’activité enregistrée sous le numéro 52.44.08565.44 auprès du Préfet de Région des Pays de la Loire.  

 

Siret 487 879 553 000 70 

 

DATES : le 18 juin, le 5 juillet, et le 24 août 2019 à Nantes.